Peenemünde

Au début du XXe siécle, des théoriciens,fondent une nouvelle science, l’astronautique . Mais face au mythe de la fusée, il y a la réalité des victimes . Cette nouvelle science est à l’origine de milliers de morts qui ne sont pas souvent évoqué lors des manifestations célébrant ces avancées technologiques. C’est en Allemagne, pendant la République de Weimar, à la fin des années vingt, sur un terrain militaire loué par la ville de Berlin, situé à Tegel que les amateurs de fusées sont les plus nombreux et les plus actifs. En s’appuyant sur les nouveaux produits et matériaux (l’aluminium, l’oxygène liquide, etc.), ils s’efforcent, à partir de 1930, de passer à la pratique en expérimentant de petits moteurs-fusées. Mais disposant d’aucun soutien la crise économique arrête les projets de ces passionnés. Parmi eux, une figure se distingue , celle de Wernher von Braun (né en 1912). Au printemps 1930, la … lire plus

Wieda

Situé en Basse Saxe, dans le Harz, c’est le siège de la SS Baubrigade III. Pour réalisé la ligne ferroviaire du Helmetalbahn il est décidé en mars 1944 de faire appel à des SS Baubrigade. Ces brigades de construction sont des kommandos spéciaux de détenus pour la construction de routes et de voies ferrées. Les premiers détenus arrivent le 11 mai 1944 . Ce sont des russes et des polonais encadrés par allemands. Ils sont rejoins le 6 juin par des français du convoi parti de Compiègne le 12 mai 1944. Le camp est constitué de bâtiments de ferme avec une cour le tout entoure d un simple grillage.On y adjoint des baraquements pour la troupe. L’activité de ce camp est la construction d’une voie ferrée qui doit passer par ces lieux (chantier du Helmetalbahn) .Les détenus sont ensuite utilisés à la réparation des voies ferrées et au déblaiement des … lire plus

Woffleben

Ce petit Kommando de Dora est situé entre Ellrich et Nordhausen du côté Nord du Kohnstein, presqu’en face le B12 et les tunnels de Dora. Il s’agit encore d’un tunnel, qui traverse une colline de part en part, avec des galeries latérales « en arête de poisson ». Les détenus d’Ellrich viennent y travailler et font l’aller-retour quotidien par le train ou à pied. Début janvier 1945, les détenus cessent de faire cet aller-retour quotidien. Ils sont logés dans un nouveau camp construit sur place. L’effectif initial est de 242 détenus le 3 janvier, 375 le 20 février, 905 le 1er mars, 842 le 31 mars. Ce sont des « mineurs », « privilégiés » parce qu’ils échappent à la fatigue des transports et des appels. Un témoignage [ 1] sous le titre Lager Woffleben, donne une idée de l’intérieur des blocs : « les blocs étaient des baraques neuves avec deux étages de bat- flanc. … lire plus

Ilfeld

Le kommando d’Ifeld  fut crée le   9 janvier 1945. Il est composé de plusieurs entreprises dont : Saupe et Mulke, Bureau Prinz, AEG, les ateliers de couture Schneiderei. A Napola Ilfeld  Les détenus créent des travaux d’infrastructure, Ils mettent en place des conduites d’eau, construisent ‘une station hydraulique et de deux galeries souterraines de protection antiaérienne. Dans l’usine de papier Günther, les détenus aménagent d’une halle de montage pour le Volksjäger He 162.   À Ilfeld furent hébergés après la libération des détenus malades et affaiblis dans une annexe de l’hôpital municipal de Nordhausen. Libres mais trop affaiblis des détenus y  moururent des suites de leur détention.  

Harzungen

En juin 1944, la construction d’Harzungen est terminée. Harzungen était un camp satellite de Dora, au même titre qu’Ellrich, et comme celui-ci, un dortoir, mais un petit camp où l’effectif ne dépassa jamais 4000 détenus. Le 2 avril 1944, il y a 617 détenus à Harzungen. Après un bref arrêt à Dora, autours du 11 mai, arrive un convoi de 600 tziganes. En même temps se mêlent des arrivants polonais, russes, français, belges, etc. Le camp comptait 14 baraques dont 10 blocs pour le logement des détenus, 2 pour le revier et enfin 2 autres pour les gardiens. Ces derniers sont dans un premier temps des SS puis des soldats de la Luftwaffe. Harzungen peut alors accueillir jusqu’à 4000 détenus. Un ruisseau traverse enfin le camp. Pour se rendre aux chantiers, les déportés étaient transportés en camions militaires puis en tracteurs avec des remorques et enfin dès août 1944, en … lire plus

Rossla

A 21 Kms à l’Est de Nordhausen, sur la ligne qui mêne à Halle Il y a là un bâtiment ancien, flanqué d’un four à chaux, ou « Kalkofen » qui donne son nom à l’ensemble de l’entrepôt. Seuls les réservoirs, masqués par des filets de camouflage, restent au dehors. A partir du 1er Août 1944, un Kommando de détenus, une centaine, se rendent quotidiennement sur place par train depuis Dora. Puis en Septembre on les installe à proximité dans un mini camp établi à leur intention où ils restent à l’écart jusqu’à l’évacuation d’avril 1945. Avec un faible encadrement allemand, la vie du Kommando, des polonais, des tchéques, quelques français, et beaucoup de russes, est « paisible » et l’Unterscharführer qui commande les SS ne fait pas de zèle. Il y a peu de malades. Deux détenus sont soignés au Revier de Dora et reviennent. Max Dutilleux témoigne : « on passera en tout … lire plus