association Championnet

L’association Championnet (AC)  est une très importante structure sportive et socio-culturelle parisienne.

En 1891, l’épiscopat de Paris décide de l’implantation d’une paroisse aux Grandes Carrières. C’est un quartier défavorisé situé au nord de Paris.

La nouvelle église Sainte-Geneviève est située rue Championnet d’où historiquement le nom de l’association. Elle accueille jeunes et adultes au sein d’un patronage. Avec la laïcisation de l’enseignement primaire,  ces patronages paroissiaux ont une triple vocation :  sanitaire, morale et religieuse.

A travers l’ensemble de ces activités, de puissants liens d’amitié et de solidarité unissent les membres. Durant la guerre de 1914-1918, des liens réguliers sont organisés avec tous ceux qui sont éloigné du quartier des Grandes Carrières.

L’abbé Bernard décide,  de créer des structures pour les gazés des tranchées et aussi pour les jeunes du quartier des Grandes Carrières touchés par la tuberculose.

Les ouvriers sont durement frappés par la crise en 1930. Championnet met en place des secours tel que :  bureau de placement, distribution de vivres, aides aux familles, collectes, etc. Durant cette période, une nouvelle génération de jeunes se forme et tisse des liens forts.

L’Association Championnet, est reconnue d’utilité publique le 30 décembre 1931, en vue de « promouvoir la formation d’hommes d’action capables d’avoir de l’influence sur leur milieu ».

C’est alors une  période d’expansion stimulée par la création de nouveaux mouvements  comme ceux de  la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (J.O.C.) et de la Jeunesse Etudiante Chrétienne (J.E.C.).

Dès l’armistice de 1940, Championnet devient un relais pour l’accueil et le convoyage des réfugiés et réfractaires.

Championnet fut longtemps la « boîte aux lettres » du courrier acheminé vers Paris depuis Lyon, Vichy et Clermont-Ferrand.

Le Bulletin de la France combattante créé en avril 1942 par Jean Moulin,  y fut ronéotypé. Mais à la suite de l’arrestation de plusieurs agents de liaison l’imprimerie  s’arrête. Enfin, tracts, brochures, documents d’information et journaux du Mouvement de libération nationale partaient de Championnet pour être diffusés dans la zone Nord, sous la responsabilité de Louis Martin.

Championnet accueillait aussi très régulièrement des réunions entre les plus hautes instances de la Résistance nationale : le Comité national de la Résistance, le Comité Parisien de la Libération, avec Georges Bidault, Léo Hamon, Alexandre Parodi, François de Menton, Francisque Gay, Pierre-Henri Teitgen, Yves Farges …

Championnet fut un véritable vivier de résistants. La liste est longue de ceux qui payèrent leur engagement au prix fort.

SOURCES:

Site de l’association Championnet.

Une action de l’abbé Bernard  – extrait du bulletin decembre 2014  « entre nous » de l’association.

extrait du bulletin -entre nous- de l association Championnet

L’abbé Bernard

 

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