Buchenwald

Le camp de Buchenwald est situé sur la colline de l’Ettersberg, à proximité de Weimar, chef-lieu régional de la Thuringe en Allemagne. Le camp est construit sur une superficie d’environ 60 hectares.

La création du camp de Buchenwald, prévu initialement pour 8000 détenus est décidée en 1936.

Au départ, le camp porte le nom d’Ettersberg (colline sur laquelle il est érigé), puis il s’appelle KL Buchenwald (Konzentrazionslager = camp de concentration). nom qui apparaît pour la première fois dans la correspondance officielle le 29 juillet 1937.

1937 : Le premier détachement de haftling, venant d’Oranienburg- Sachsenhausen4 arrive le 16 juillet 1937 sur l’Ettersberg. Il se compose de 149 « triangles verts ». Le 20 juillet l’effectif se renforce avec soixante-dix détenus de Sachsenburg (situé près de Chemnitz). Les Haftling doivent défricher la forêt pour ériger les premiers baraquements. Les SS décident d’épargner un arbre situé au centre du camp, le “chêne de Goethe”. Le premier commandant du camp, Karl Koch, sévit de 1937 à 1941.

1938 : arrivée de transports de masse avec 4.500 personnes arrêtées lors d’une action visant les « réfractaires au travail”. Des pogroms sont ensuite organisés partout en Allemagne et 9.845 Juifs sont emmenés à Buchenwald dans un bâtiment spécial qui leur est réservé à l’intérieur du camp principal.

1939 : arrivée de plus de 8.000 personnes suite au début de la guerre. Un camp de tentes est installé à côté de la place d’appel. Une épidémie

29/11/2010 dora-ellrich : Buchenwald

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de dysenterie s’y déclare en raison de la surpopulation et des conditions d’hygiène déplorables. Plus de 500 Juifs et plus de 300 Polonais y meurent en trois mois.

1940 : construction du premier crématoire . Des fonctionnaires hollandais et polonais arrivent au camp. Une première usine de fabrication d’armes légères, appartenant à la SS, ouvre à l’intérieur du camp.

1941 : transport de Hollandais juifs, de Rom et Sinté à destination du camp de Mauthausen (Autriche). Transport de 187 détenus à l’établissement hospitalier et à l’asile de Sonnenstein pour être exterminés. Arrivée de 2.000 prisonniers de guerre soviétiques et établissement d’un camp de prisonniers de guerre. Au total, 8.000 prisonniers soviétiques seront tués d’une balle dans la nuque dans une ancienne écurie appartenant aux SS.

1942 : le second commandant du camp est Hermann Pister,il est commandant de 1942 à 1945. Les détenus juifs sont emmenés à l’hôpital et à l’asile de Bernburg pour y être exterminés. Transport de 405 détenus juifs à Auschwitz. Début des expériences sur la fièvre typhoïde. Reconversion du camp dont l’objectif premier devient économique. Début de la construction de l’usine d’armement Gustloff II le long de la route d’accès au camp. Mise en place, à l’intérieur du camp principal, d’un camp de quarantaine appelé « petit camp ».

1943 : démarrage de l’usine Gustloff II. Installation de plusieurs kommandos extérieurs (industrie aéronautique, chemin de fer, fabrication souterraine de fusées à DORA-MittelbauM). Création d’un Comité international de résistance. Transports de masse en provenance de Pologne, d’Ukraine et de France. Les déportés arrivent désormais par voie de chemin de fer jusqu’au camp.

1944 : arrivée de milliers de Hongrois juifs, de Sinté et de Rom en provenance d’Auschwitz . Arrivée quotidienne également de prisonniers français, belges, hollandais, norvégiens et danois. Le kommando de Dora devient un camp de concentration. La Gustloff et d’autres sites d’ateliers d’armement sont détruits par des bombardements alliés qui font de nombreuses victimes parmi les haftlings et les SS.

1945 : le camp compte 110.000 détenus et 86 kommandos extérieurs. A Buchenwald, la surpopulation entraîne un taux de mortalité effarant (14.000 personnes meurent en 100 jours). En avril, les SS décident d’évacuer le camp. De nombreux prisonniers ne survivront pas pendant le transport en wagons à marchandises ou au cours des marches de la mort.

11 avril 1945 : le commandant du camp et les SS abandonnent le camp aux haftling. Le Comité international prend le commandement du camp afin de maintenir le calme et d’organiser les conditions de survie, jusqu’à l’arrivée des Américains quelques heures plus tard. Après la libération, des prisonniers meurent encore quotidiennement malgré l’aide médicale d’urgence. Les Américains prennent des photos, accumulant des preuves de ce qu’ils ont sous les yeux.

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Mémoire vivante numéro 35

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