Peenemunde cérémonie d’octobre

Nous en appelons à vous pour intervenir auprès du Land et de la municipalité de Peenemünde afin  que la plaque inaugurée en 2014 ne soit pas déposer. Pour  que le chemin de mémoire proposé par l’association Kulturforum   puisse être entrepris en toute sérénité et concrétiser ainsi le travail de mémoire des habitants de l’île d’Usedom.   Le 13 octobre 2015, nous fleurirons et nous nous recueillerons devant la stèle inaugurée l’année dernière et rappelant le convoi du 13 octobre 1943. Au milieu de 1943, pour pallier à la pénurie de main- d’œuvre civile allemande, la SS envois des détenus de Buchenwald, et en particulier des déportés français arrivés le 27 juin, et immatriculés dans la série des « 14000 » à Peenemünde. Ils ont été amenés au camp dit de Karlshagen le 11 juillet pour travailler sur les armes de représailles des nazi les V1 et les V2. Toute  activité est brutalement interrompue dans … suite

Wansleben

 Wansleben Les nom de code Wansleben sont « Wilhelm », « Biber II ou Beaver II,» « Mansfeld » « A6 ». C’est un Kommando du KL Buchenwald, il a été ouvert en mars 1944. Le Kommando de Wansleben est  situé à mi-chemin entre Halle et Eisleben, il est partagé en deux installations : L’une a` Neumansfeld L’autre a` Georgisschacht. Les détenus doivent d’abord creuser des galeries dans une ancienne mine de sel Cette usine souterraine abrite les machines- outil de l’entrprise d armement Christian Mansfeld GmbH. La mise en œuvre et la supervision de la construction de la tige de guidage A6 SS des avions Heinkel leur a été confiée.  Les prisonniers ont aussi travaillé sur des pièces du Junkers-Werke, des grenades et des pièces de V1 et V2 Près de 2 000 détenus y travaillent en janvier 1945.  « Le 12 avril 1945, devant l’avance des Alliés, les SS décidèrent d’évacuer le camp vers … suite

Peenemünde

Au début du XXe siècle, des théoriciens,fondent une nouvelle science, l’astronautique . Mais face au mythe de la fusée, il y a la réalité des victimes .     Cette  nouvelle science est à l’origine de milliers de morts qui ne sont pas souvent évoqué lors des manifestations célébrant ces avancées technologiques.   Les débuts C’est en Allemagne, pendant la République de Weimar, à la fin des années vingt, sur un terrain militaire loué par la ville de Berlin, situé à Tegel que les amateurs de fusées sont les plus nombreux et les plus actifs. En s’appuyant sur les nouveaux produits et matériaux (l’aluminium, l’oxygène liquide, etc.), ils s’efforcent, à partir de 1930, de passer à la pratique en expérimentant de petits moteurs-fusées. Mais disposant d’aucun soutien la crise économique arrête les projets de ces passionnés. Parmi eux, une figure se distingue , celle de Wernher von Braun . Au … suite

Wieda

Wieda,  SS Baubrigade III Situé en Basse Saxe, dans le Harz, c’est le siège de la SS Baubrigade III. Pour réalisé la ligne ferroviaire du Helmetalbahn il est décidé en mars 1944 de faire appel à des SS Baubrigade. Ces brigades de construction sont des kommandos spéciaux de détenus pour la construction de routes et de voies ferrées. C’est le lieutenant SS Karl Völkner  qui commande le camp de Wieda jusqu’en juillet 1944 en raison de son attitude « trop indulgente ». Le SS Lieutenant Behrens le remplace puis  ensuite par le SS-lieutenant Charles Merkle. Les gardes sont des soldats de la Luftwaffe. Les premiers détenus arrivent le 11 mai 1944 .Les premiers détenus sont des russes et des polonais encadrés par allemands. Ils sont rejoins le 6 juin par des français du convoi parti de Compiègne le 12 mai 1944. Le camp est constitué de bâtiments de ferme avec une cour le tout … suite

Woffleben

Ce petit Kommando de Dora est situé entre Ellrich et Nordhausen du côté Nord du Kohnstein, presqu’en face le B12 et les tunnels de Dora. Il s’agit encore d’un tunnel, qui traverse une colline de part en part, avec des galeries latérales « en arête de poisson ». Les détenus d’Ellrich viennent y travailler et font l’aller-retour quotidien par le train ou à pied. Début janvier 1945, les détenus cessent de faire cet aller-retour quotidien. Ils sont logés dans un nouveau camp construit sur place. L’effectif initial est de 242 détenus le 3 janvier, 375 le 20 février, 905 le 1er mars, 842 le 31 mars. Ce sont des « mineurs », « privilégiés » parce qu’ils échappent à la fatigue des transports et des appels. Un témoignage [ 1] sous le titre Lager Woffleben, donne une idée de l’intérieur des blocs : « les blocs étaient des baraques neuves avec deux étages de bat- flanc. … suite

Ilfeld

Le kommando d’Ifeld  fut crée le   9 janvier 1945. Il est composé de plusieurs entreprises dont : Saupe et Mulke, Bureau Prinz, AEG, les ateliers de couture Schneiderei. A Napola Ilfeld  Les détenus créent des travaux d’infrastructure, Ils mettent en place des conduites d’eau, construisent ‘une station hydraulique et de deux galeries souterraines de protection antiaérienne. Dans l’usine de papier Günther, les détenus aménagent d’une halle de montage pour le Volksjäger He 162. À Ilfeld furent hébergés après la libération des détenus malades et affaiblis dans une annexe de l’hôpital municipal de Nordhausen. Libres mais trop affaiblis des détenus y  moururent des suites de leur détention. C’ est le SS-Unterscharführer  Werner Wachholz qui dirige le camp. Wachholz  n’a jamais fait l’objet d’une accusation bien que l’on puisse assurer que au moins 5 détenus sont décédés à Ifeld. La localisation précise du camp n’a pas pu être déterminée, aucun monument ne rappelle le camp. … suite

Harzungen

Fondé le 1er avril 1944 comme kommando de Buchenwald, il devient le 28 octobre 1944, le troisième des plus grands kommando avec 4 009 prisonniers (1er novembre 1944)  du camp de concentration de Mittelbau. En juin 1944, la construction d’Harzungen est terminée. Harzungen (ou Hans) camp satellite de Dora, au même titre qu’Ellrich, est comme celui-ci, un dortoir, mais un petit camp où l’effectif ne dépassa jamais 4000 détenus. Le 2 avril 1944, il y a 617 détenus à Harzungen. Après un bref arrêt à Dora, autours du 11 mai, arrive un convoi de 600 tziganes. En même temps se mêlent des arrivants polonais, russes, français, belges, etc. Le camp comptait 14 baraques dont 10 blocs pour le logement des détenus, 2 pour le revier et enfin 2 autres pour les gardiens. Ces derniers sont dans un premier temps des SS puis des soldats de la Luftwaffe. Harzungen peut alors accueillir … suite

Rossla

A 21 Kms à l’Est de Nordhausen, sur la ligne qui mêne à Halle Il y a là un bâtiment ancien, flanqué d’un four à chaux, ou « Kalkofen » qui donne son nom à l’ensemble de l’entrepôt. Seuls les réservoirs, masqués par des filets de camouflage, restent au dehors. A partir du 1er Août 1944, un Kommando de détenus, une centaine, se rendent quotidiennement sur place par train depuis Dora. Puis en Septembre on les installe à proximité dans un mini camp établi à leur intention où ils restent à l’écart jusqu’à l’évacuation d’avril 1945. Avec un faible encadrement allemand, la vie du Kommando, des polonais, des tchéques, quelques français, et beaucoup de russes, est « paisible » et l’Unterscharführer qui commande les SS ne fait pas de zèle. Il y a peu de malades. Deux détenus sont soignés au Revier de Dora et reviennent. Max Dutilleux témoigne : « on passera en tout … suite

Günzerode

Les détenus qui travaillent à Günzerode, à 8 km du camp de Dora, font partie de la SS Baubrigade 4, rattachée à Ellrich-Théâtre. Ils doivent construire une voie ferrée reliant Nordhausen à Kassel. Denis Guillon a décrit le camp de Günzerode : « C’est une grande bergerie désaffectée et réquisitionné qui nous abrite. Nous sommes là à peu près un millier d’hommes, parqués comme des bêtes. Des châlits à cinq niveaux emplissent entièrement le premier étage. En bas aussi, une grande partie de la place est transformée en dortoir à cinq étages. … Au fond, à gauche, est créé un coin pour deux gros autoclaves. C’est la  » cuisine « . A droite, et au fond également, l’abreuvoir à moutons est restauré et institué  » lavabos « … Au fond du rez-de-chaussée également sont installés les deux  » friseurs  » qui nous rasent deux fois la semaine…. Nous sommes placés derrière les … suite

Ellrich-Juliushütte

Le camp annexe d’Ellrich-Juliushütte est créé en Mai 1944 sur l’emplacement d’une ancienne fabrique de plâtre. Le terrain, limitrophe de la gare du village d’Ellrich, est sur la frontière, futur rideau de fer, entre la Thuringe – commune d’Ellrich, camp des détenus – et la Basse Saxe – commune de Walkenried, camp des SS. Le taux de mortalité y sera très élevé. Dès le 1er mai 1944, des déportés sont logés dans un premier bâtiment divisé en 3 blocks. Dans un premier temps, ils dorment par terre ; plus tard dans des châlits. Une simple fosse sert de latrines. Fin mai est utilisé un nouveau block dans un autre bâtiment en briques. Le dernier bâtiment édifié sera le Crématoire, sur la colline ; il ne sera achevé qu’en mars 1945. Les détenus d’Ellrich travaillaient dans des Kommandos spécialisés comme la forge ou la peinture mais pour le plus grand nombre … suite