Les détenus qui travaillent à Günzerode, à 8 km du camp de Dora, font partie de la SS Baubrigade 4, rattachée à Ellrich-Théâtre. Ils doivent construire une voie ferrée reliant Nordhausen à Kassel.
Denis Guillon a décrit le camp de Günzerode :

« C’est une grande bergerie désaffectée et réquisitionné qui nous abrite. Nous sommes là à peu près un millier d’hommes, parqués comme des bêtes. Des châlits à cinq niveaux emplissent entièrement le premier étage. En bas aussi, une grande partie de la place est transformée en dortoir à cinq étages. … Au fond, à gauche, est créé un coin pour deux gros autoclaves. C’est la ” cuisine “. A droite, et au fond également, l’abreuvoir à moutons est restauré et institué ” lavabos “…
Au fond du rez-de-chaussée également sont installés les deux ” friseurs ” qui nous rasent deux fois la semaine….
Nous sommes placés derrière les bâtiments importants d’une belle ferme. On entoure ce petit camp de poteaux et de barbelés, un mirador à chaque coin, de grosses lampes au sommet de chaque poteau. Un poste de garde à l’entrée. Une maison située hors des barbelés permet le logement des sentinelles. Des familles entières défilent devant les barbelés et nos passages “en rang par cinq” solidement encadrés par les SS sont toujours suivis par une foule attentive venue contempler leurs esclaves . »

Il y a une sorte de revier avec un médecin français le Dr Jean Bertheol. Le 23 mars 1945, les survivants sont repliés sur Ellrich -Théâtre.