Joseph d Astorg

d’ASTORG Joseph, Marie, Bernard

Pseudonyme : CONSTANTIN

Né le 9 octobre 1892 à Paris

Profession : officier de cavalerie (Saint Cyr, promotion de la Croix du Drapeau – 1913-1914)

Arrêté le : 17-11-43

Prisons : Il est interné à Evreux, puis à Rouen (le 19 novembre 1943) et à Compiègne le 17 janvier 1944

Il est dans le convoi parti de Compiègne le 27 janvier 1944 pour Buchenwald où il  reçoit le matricule 43645.

son parcours

Il est transféré à Dora le 13 mars 1944.

Du 26 au  27 mars 44, il fait partie du 3e « convoi des 1000 » malades transférés à Bergen-Belsen.

Il est déclaré décédé le 07.04.1944 à Bergen Belsen

 

Témoignage

Au cours de la campagne 1939-40, il commande le Groupe de Découverte  du  1er régiment d’automitrailleuses de reconnaissance pendant les opérations de Belgique (10 – 22 mai 1940) puis commande le Régiment de Découverte (1er R.A.M.) de la 4ème D.L.M. pendant les opérations de la campagne de France (11 – 24 juin 1940). A l’armistice, il est un des artisans du service de camouflage des matériels (CDM) en dissimulant les matériels de son régiment avant qu’ils ne tombent aux mains de la Wehrmacht.

Démobilisé, il retourne au château de Vatimesnil et est élu maire de la commune de Sainte Marie de Vatimesnil près d’Etrepagny.

Il est promu Président de la Légion des Anciens Combattants de l’Eure par le Maréchal de France, Chef de l’Etat.

Dans le même temps, il appartient au réseau SR Guerre Clandestin puis  s’engage au Réseau Kléber-Saturne comme Agent P2 – Chef de mission de première classe sous le nom de code “Constantin”, initialement agent de renseignement isolé, puis chef du sous-réseau « Hypoténuse » / « Paris-Normandie » de Saturne.

 Notes données par le Cdt Lochard – chef réseau Kléber :

« Chef de sous-réseau  jusqu’à son arrestation en novembre 1943

Déporté, tué ou mort de privations et souffrances au camp de …

Excellent chef de réseau qui a su mobiliser pour la libération du pays toutes les bonnes volontés de sa région. N’a pas hésité à engager toute sa famille dans son réseau de renseignement. Galvanisant tout le monde, a obtenu d’excellents résultats. »

 

Ses deux fils, Bernard, 20 ans, et Philippe, 18 ans, et leur mère, sont actifs dans la Résistance, tous trois figurant comme agents sur les états du réseau Saturne.

Une note du 22 novembre 1943 des archives d’Alger indique que “sa principale occupation consiste à faire évader les aviateurs alliés tombés dans la région et à faire du renseignement.”

Le lieutenant-colonel d’Astorg est activement recherché par les Allemands. Il ne passe plus qu’occasionnellement à son domicile. C’est lors d’un de ces passages qu’il est arrêté par la Gestapo locale (Evreux-Rouen), probablement sur dénonciation.

honneurs

  • Chevalier de la Légion d’Honneur
  • Croix de Guerre 1914-18 (avec trois citations)
  • Croix de Guerre 1939-40 (avec deux citations)
  • Médaille de la Résistance.

Son nom figure sur le monument Mémorial de la Résistance à Ramatuelle (Var).

 

Sources

SOURCES : archives Amicale Dora Ellrich, Livre Mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. Bulletin de l’A.A.S.S.D.N. n°13, p.4 ; Service Historique de la Défense

Journal Officiel

Mars 1988 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE page 02847

SECRETARIAT D’ÉTAT AUX ANCIENS COMBATTANTS

Arrêté du 5 janvier 1988 relatif à l’apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes de décès

NOR : ACVP8820001A

Par arrêté du secrétaire d’État aux anciens combattants en date du 5 janvier 1988, il est décidé d’apposer la mention « Mort en déportation » sur les actes de décès de :

d’Astorg (Bernard, Marie, Charles, Augustin, Joseph), né le 9 octobre 1922 à Paris (7e), décédé le 7 avril 1944 à Bergen-Belsen (Allemagne).

 

 

Rapport sur l’AMD-178 rédigé par le lieutenant-colonel d’Astorg en juin 1940