A 21 Kms à l’Est de Nordhausen, sur la ligne qui mêne à Halle
Il y a là un bâtiment ancien, flanqué d’un four à chaux, ou “Kalkofen” qui donne son nom à l’ensemble de l’entrepôt.
Seuls les réservoirs, masqués par des filets de camouflage, restent au dehors.
A partir du 1er Août 1944, un Kommando de détenus, une centaine, se rendent quotidiennement sur place par train depuis Dora. Puis en Septembre on les installe à proximité dans un mini camp établi à leur intention où ils restent à l’écart jusqu’à l’évacuation d’avril 1945.
Avec un faible encadrement allemand, la vie du Kommando, des polonais, des tchéques, quelques français, et beaucoup de russes, est “paisible” et l’Unterscharführer qui commande les SS ne fait pas de zèle. Il y a peu de malades.

Deux détenus sont soignés au Revier de Dora et reviennent.
Max Dutilleux témoigne : “on passera en tout huit mois à Rossla sans qu’on ait eu à déplorer un seul mort, ni chez les français, ni chez les autres….”
Cependant il faut noter qu’il y eut un mort à Rossla dont Max Dutilleux ne fut pas informé.
L’effectif à Rossla au 1er novembre 1944 est de 112 détenus.
Le 5 avril 1945 les détenus de Rossla partent en colonne pour traverser le Harz en direction de Haberstadt. Les détenus qui ne peuvent pas suivre sont abattus.

Ils s’arrêtent à Orianenbourg – Sachsenhausen soit à près de 300 Kms .

Le 21 avril le camp d’Orianenbourg – Sachsenhausen est à son tour évacué. Les détenus de Rossla suivent alors des parcours divers.
Sur ce petit camp nous conseillons la lecture du témoignage de Max Dutilleux, “Le camp des armes secrètes, Dora-Mittelbau”, Ed.Ouest- France / Mémorial pour la paix, Caen, 1993.